• Un matin en sa compagnie...

     

     

     

    C'est étrange et fou à la fois.

    Il y a des choses que l'on sens. Des choses que l'on ressens si fort.

    Si fort que l'on y croit pas. Parce qu'on a pas confiance dans ce petit instinct qui parle dans notre corps.

    J'essaie de l'écouter de plus en plus et j'arrive à mieux le comprendre.

    ...

    Je suis venu jusque là pour le voir et passer un moment avec lui.

    Il m'apaise, me laisse en confiance, m'intrigue aussi et m'amuse.

    Je me sens bien chez lui, mon rire y résonne, son regard est tellement doux.

    Son calme et sa sensibilité m'attirent de manière tendre et lente.

    J'ai la sensation que je peux prendre mon temps, que je peux savourer la tendresse, la douceur, le plaisir d'apprendre à se connaitre, se découvrir.

    Je sens qu'il y a quelque chose à vivre.

    Il est de ces personnes que l'on connais à peine finalement et à qui on pourrait malgré tout dire "je t'aime" en quelques heures, juste comme ça, après quelques moments partagés suffisamment forts pour sentir que quelque chose est né.

    Mais je sens aussi, les failles, les blessures, les cicatrices.

    Je les respecte, je les entend, les comprend et tente de les laisser sortir. Je le remercie d'un profond sourire pour la confiance accordée et ce qu'il me confie.

    Ces larmes qui se cachent, ressemblent aux miennes.

    Je ne sais qu'aimer et donner toute la douceur qui est la mienne pour apaiser et apporter du bien à l'autre, aux autres.

    Lorsque je m'en vais et que je croise son regard une dernière fois, mon coeur s'étreint.

    Il dit à bientôt mais je n'arrive pas à y croire.

    Ce que je sens, je ne sais pas l'expliquer. J'ai juste la sensation que je ne le reverrai pas de sitôt finalement.

    Je sais qu'il aura besoin de temps et que sa vie ne lui accorde pas pour le moment.

    Je sais qu'il voudrait mais qu'il ne peut pas offrir de sa personne. Je sais qu'il a besoin d'être seul avec lui même.

    C'est une belle rencontre. J'ignore où elle ira. 

    Peut-être s'arrêtera-t-elle demain, aujourd'hui...

    Nous continuerons à nous écrire...

     

    Mais une chose est sure, je l'ai senti. Je le savais et je ressens encore cette tristesse. Mais cette tristesse n'est pas due au fait de ne plus se revoir, elle est due à la sienne et à ma puissante empathie.

    Elle est due à cette incroyable capacité de s'approprier le chagrin des autres, même si je ne le veux pas.

    Je ne peux que souhaiter que son coeur guérisse pour que le mien cesse de pleurer.

     

     

    Un matin en sa compagnie...

     

     

     

     

     


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