• Pas de publication ce jour. Pas de manque d'inspiration, ni de manque de l'envie d'écrire. Simplement plus de force.

    Plus la force de chercher, plus la force d'être quelqu'un d'autre, plus la force de vivre une autre histoire.

    Juste la force de pleurer en écrivant ces lignes. 

    Le soleil brille dehors... je crois que je vais sortir. J'étouffe à l'intérieur et même s'il fait beau, tout est laid dehors... Mais je vais sortir tout de même.

    Me sentir seule au milieu de tous autant que je me sens seule chaque jour un peu plus parce quelque chose dans ma tête grandit sournoisement. Une petite ombre qui voudrait prendre toute la place et contre laquelle je tente de me battre mais sans armes et sans stratégie.

    Quelque chose qui grignote mon âme et fait battre mon cœur la chamade tant j'ai peur qu'elle en vienne à bout avant que je sache comment la vaincre.

    J'essaie de prendre les évènements un à un, de reclasser mes émotions dans la grande bibliothèque de mon esprit, et de reformuler tout haut ce que je dois faire, par quoi je dois commencer.

    Mais les larmes embrouillent ma vue, mon corps tendu à l'extrême me fait horriblement souffrir et je suis incapable de réfléchir, de penser, de réagir.

    J'ai besoin d'aide dans ces méandres visqueux où je m'empêtre mais je ne sais pas comment appeler, je ne sais pas qui chercher et surtout je ne veux pas d'aide. J'aimerais m'en sortir toute seule comme je l'ai toujours fais.

    Quel coup fatal que celui de devoir admettre que cette force, cette énergie et toute cette détermination qui était la nôtre, nous abandonne un beau jour sans prévenir. Quelle trahison! Alors que l'on pensait qu'elle serait là éternellement.

    On devient tout petit, tout faible et on regarde le monde qui poursuit sa course, qui continue d'avancer sans vous. Et plus il avance, plus on se fige en se désespérant du retard qui est le nôtre et qui ne cesse de croître.

    Mais le plus douloureux c'est sans nul doute cette solitude qui vous étreint le cœur et qui, même partie de rien, se prend tout de même à devenir réelle.

    Il faut croire qu'écrire reste encore ma seule planche de salut, puisque mes larmes ont séché et que malgré tout aujourd'hui j'aurais publié quelque chose... 

    Merci à celles et ceux qui me suivent.



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